indicateurs ville cycliste

Top 10 des indicateurs d’une culture cycliste d’une ville

Pourquoi la part modale du vélo en ville reste encore si faible (3%) ? Les évolutions sont pourtant bien réelles : les mentalités, les politiques, les infrastructures, tout bouge et chez Feexti, nous sommes résolument optimistes ! Action après action, pédale après pédale, les freins s’essoufflent et nous actons être contributeurs de ce maillage. Notre avis ? Toujours tenir compte de l’aspect multifactoriel et penser avant tout « écosystème ». Les politiques publiques, les infrastructures, les agencements institutionnels, les aménagements et donc les investissements à la hauteur de ces derniers créent réellement un écosystème qui se veut de plus en plus vertueux car davantage tourné vers une évolution culturelle. Voici un top 10 des indicateurs d’une culture cycliste d’une ville.

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Indicateur 1. Les aménagements cyclables

L’atout premier d’une culture cycliste réside dans ses aménagements cyclables : pistes, bandes, zone à 30, voies vertes… On doit pouvoir circuler facilement à vélo avec des codes et des règles sécurisées et sécurisantes. Copenhague, Amsterdam le font avec aisance, pourquoi pas nous ? Le nombre de bandes cyclables (voie exclusivement réservée aux vélos sur une chaussée à plusieurs voies) est déterminant. Les voies bus autorisées aux vélos, parfois élargies pour permettre le dépassement des vélos, (notamment lorsqu’une séparation physique empêche le dépassement en empruntant les autres voies, *source de la FUB). Attention, une voie de bus non autorisée aux vélos peut entrainer une situation dangereuse.

Indicateur 2. Le maillage entre les modes de déplacements

L’intermodalité est un atout majeur pour une ville à la culture cycliste.  Les utilisateurs ont besoin de pouvoir se déplacer d’un lieu à un autre et d’un moyen de déplacement à un autre de façon simple et cohérente. Exemple : je prends mon vélo pour aller au travail, je pars de chez moi à vélo, j’utilise une piste cyclable jusqu’à l’arrivée à la gare pour prendre mon train. Comment faire si je ne peux pas embarquer mon vélo dans le train alors qu’à la sortie de celui-ci j’en ai besoin pour rejoindre mon lieu de travail ? Un vélotafeur doit pouvoir jongler entre les différents modes de déplacements, zones de stationnements et embarquement de son vélo. Il doit pouvoir être en sécurité sur l’ensemble du processus.

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Indicateur 3. Le sentiment de sécurité

Je retiens cet extrait d’un rapport de la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette) à mon sens très parlant : « Le premier frein, à égalité avec le sentiment d’insécurité, est la facilité d’accès ou non à un vélo personnel ou en libre-service. Un français sur 3 s’est fait voler au moins une fois son vélo et 4 % plus d’un vélo ! Il n’est donc pas étonnant de voir que les trois mesures prioritaires demandées sont la multiplication des itinéraires cyclables pour plus de sécurité dans les déplacements, la mise à disposition de stationnements sûrs et abrités dans les gares, l’aménagement systématiquement de garages à vélos sûrs et accessibles dans les immeubles. »

Indicateur 4. Une facilité et une sécurité de stationnement

La facilité de stationnement aux points d’origine et à ceux de la destination est un critère primordial pour lever le frein à l’utilisation du vélo comme moyen de déplacement quotidien.  Chez Feexti, nous oeuvrons en ce sens car nous sommes convaincus (et aussi car les chiffres officiels sont édifiants à ce sujet) que le principal frein pour aller au travail en vélo est la facilité + la sécurité de stationnement. Nous traverserons 2023 avec l’arrêté du 30 juin 2022 relatif à la sécurisation des infrastructures de stationnement des vélos dans le bâtiment. En théorie, il n’y a plus le choix.  C’est une obligation d’avoir des places de stationnements pour les cyclistes. En pratique, les syndics, les copropriétés et donc les bâtiments d’habitation sont à la traîne sur ce sujet. Véritable frein à la pratique du quotidien, le vélotafeur doit pouvoir stationner son vélo en tout sécurité au départ comme à l’arrivée. Le cadre légal est malheureusement peu respecté et l’obligation encore méconnue. Le décret n° 2022-930 porte sur la création de l’obligation de sécuriser le stationnement des vélos. La facilité et la sécurité définissent d’une part le nombre de stationnements mis en places sur les lieux de départ et d’arrivée (potentiellement quasiment de partout) et à l’arrivée. La sécurité porte sur le système inhérent au stationnement du vélo. Un cycliste sur trois, habitant une ville de plus de 200 000 habitants, s’est déjà fait voler son vélo au moins une fois.  L’association arceau  couplé à l’antivol du système Feexti permet une protection maximum contre le vol et respecte le cadre législatif. Les experts de l’écomobilité de Feexti communiquent quotidiennement sur ce système de rangement sécurisé à la verticale. Et si en plus, le décret l’applaudit indirectement, les freins doivent disparaître.

Indicateur 5. Une politique de modération assumée et cohérente

Voici un indicateur clef ! L’existence d’une politique de modération de la place de l’automobiliste et des vitesses. Nous développerons ce sujet dans notre prochain dossier « les grandes lois et les enjeux politiques pour la mobilité douce et le vélotaf ».

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Indicateur 6. Une politique pro vélo

Parmi les aides et les actions politiques en faveur de l’utilisation du vélo au quotidien, nous noterons les plus importantes à savoir les aides à l’achat du vélo, idem pour le VAE, la prime recyclage, le Forfait Mobilité Durable, les aides aux plans de déplacement entreprises (PDE) et aux associations pour la promotion du vélo et les services aux usagers (vélo-école, auto réparation).

« La Ville à Vélo est une association lyonnaise à but non lucratif dont la mission est de promouvoir l’usage du vélo, demander un réseau cyclable maillé et sécurisé et faire respecter la loi LAURE dans la métropole de Lyon. Interrogé par Feexti, l’équipe est convaincue que la culture cycliste d’une ville se détermine en fonction de : la présence d’un comité des mobilités actives dans la mairie, un élu aux mobilités qui soit sensible au vélo et qui agit réellement sans faire ce que l’on appelle la tendance au Bike washing : promouvoir le vélo au travers d’évènements, mais ne rien faire en termes de politique d’aménagements cyclables, des prises de décisions fortes concernant la place pour le vélo a contrario des voitures, encourager les écoles à développer des journées de défi de mobilités actives (exemple avec les vendredoux de Meyzieu).

Léa Ougier, La Ville à Vélo

Indicateur 7. Des aires piétonnes

Les aires piétonnes définissent une zone réservée à la circulation des piétons. Les cyclistes y sont la plupart du temps admis mais ils doivent y circuler au pas et sans gêner les piétons. Ici, nous parlons cohabitation vélo + piétons, un vrai cheminement culturel français…

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Indicateur 8. Des zones de rencontre

Nous noterons sur ce point les conseils transmis par la FUB : « Une zone de rencontre est un ensemble de voies en agglomération où les piétons sont autorisés à circuler sur la chaussée sans y stationner et bénéficient de la priorité sur les véhicules. La vitesse des véhicules y est limitée à 20 km/ h. Toutes les chaussées sont à double sens pour les cyclistes, sauf exception. Ces zones ne doivent pas se réduire à une signalisation mais doivent être assorties d’un aménagement qui imposent de réduire la vitesse ».

Indicateur 9. Des sas à vélo

Le sas à vélo est un terme dont on entend peu parler. A noter qu’il s’agit d’un espace réservé aux cyclistes, entre la ligne qui indique aux automobilistes l’endroit où ils doivent s’arrêter et le feu. Le sas à vélo est pratique car il permet aux cyclistes de se placer devant les voitures. Grâce à cette possibilité, ils « peuvent mieux voir et être vus, de tourner à gauche avant les voitures, de démarrer avant les voitures ce qui leur évitent d’être bousculés par les voitures qui tournent à droite, et aussi de ne pas respirer leur gaz d’échappement au démarrage » (source FUB). Inspirons nous des modèles nordiques qui l’ont adapté depuis longtemps. A Copenhague, tous les vélos (souvent plus nombreux que les voitures) viennent se positionner sur le fameux sas à vélo devant les voitures au feu.

Indicateur 10. Des stationnements dans les espaces publics et privés

Ce dernier indicateur rassemble les 9 précédents et boucle la boucle ! Nous avons parlé facilité et sécurité de stationnement, cela va de pair avec les lieux d’aménagements pour les vélos. En effet, si les agencements privés et publics sont bien pensés et permettent à chaque cycliste de stationner son vélo en toute simplicité et en toute sécurité, le tour est joué ! La notion de plaisir prendra place dès les premiers instants à la prise en main du vélo et nous accompagnera tout au long de notre trajet puisque nous aurons la garantie de stationner notre vélo en toute sécurité…à l’arrivée….au bon endroit ! Durant le trajet, nous libérerons les fameuses hormones du plaisir (jetez un œil ici), cette reconnexion à soi et à notre environnement, une bonne action pour notre santé et celle de la planète. Un peu comme exprimé dans les planches d’illustrations de Didier Tronchet que nous avons interrogé pour cet article.

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Et chez nos voisins ?

A Helsinki, depuis 2018, les vélos peuvent voyager gratuitement dans les trains publics.

A noter…

A Oslo, la capitale norvégienne est la grande gagnante du dernier indice Copenhagenize.

Toujours selon l’indice Copenhagenize, La ville la plus favorable aux cyclistes dans le monde est et reste Copenhague.  Voici son rapport plutôt édifiant : « Les voitures sont interdites sur les 1,3 km² autour du centre depuis 2017, et des milliers de places de stationnement ont laissé place aux vélos et aux piétons ces dernières années. Des incitations financières sont prévues pour que les particuliers et les entreprises achètent des vélos-cargos et même l’hiver enneigé devient moins problématique grâce aux 400 vélos urbains équipés de roues d’hiver. 62 % des trajets vers le travail et l’école sont effectués à vélo. En moyenne, la ville investit 40 euros par habitant dans les infrastructures cyclables, notamment de nouveaux ponts cyclables, 167 kilomètres de nouvelles pistes cyclables dans la campagne environnante ainsi que des éclairages, des signalisations et des stations de réparation. En outre, 11 000 places de stationnements pour voitures seront transformées en places debout pour les cyclistes d’ici 2025. Un nouveau pont pour la circulation des piétons et des cyclistes est en cours de construction et la ville prévoit de bannir les cyclomoteurs des pistes cyclables du centre-ville pour les renvoyer dans les rues. »

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Copenhague

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